Retour sur le dernier rapport de l’UE sur la pollution sonore

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Retour sur le dernier rapport de l’UE sur la pollution sonore

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Une commission européenne fixe des objectifs relatifs au bruit. Un point est effectué tous les 5 ans et publié dans un rapport. Retour sur les principales informations de ce dernier rapport.

Le rapport de la commission au parlement européen sur la mise en œuvre de la directive sur le bruit

La directive 2002/49/CE est l’instrument juridique principal de l’UE pour protéger la santé et le bien-être des personnes contre la pollution sonore excessive causée par le trafic routier, ferroviaire et aéroportuaire, ainsi que par les grandes installations industrielles. Elle fournit une approche commune pour éviter, prévenir et réduire les effets nocifs du bruit dans l’environnement et fournit une base pour l’élaboration de mesures visant à réduire le bruit émis par les principales sources sonores.

L’article 11 de la directive exige que la Commission européenne présente un rapport tous les cinq ans, qui comprend un examen de l’environnement acoustique ainsi que des mesures disponibles pour réduire le bruit dans l’environnement, les réalisations d’autres législations européennes réglementant les sources de bruit et une évaluation de la nécessité d’une nouvelle action de l’UE.

Quelques données essentielles du rapport

Le bruit, un fléau pour la santé … et de nombreuses personnes affectées !

L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a indiqué que le bruit est le deuxième facteur de maladie environnementale dans l’UE, après la pollution de l’air.

Une exposition prolongée à des niveaux élevés de pollution sonore peut avoir de graves conséquences sur la santé, notamment l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires et la mortalité prématurée, ainsi que sur la santé physique, mentale et le bien-être. Ainsi, l’OMS recommande vivement de réduire le bruit en deçà de niveaux spécifiques en fonction de la source pour réduire les effets sanitaires liés au bruit, tels que les maladies cardiovasculaires, les troubles du sommeil et la gêne.

De plus, 20 % de la population de l’UE vit dans des zones où les niveaux de bruit nuisent à la santé.

Un bilan contrasté

La directive oblige les États membres à préparer des cartes de bruit et des plans d’action pour les zones urbaines, les routes, les chemins de fer et les aéroports. Cependant, malgré la mise en œuvre de la directive et d’autres politiques nationales, l’exposition au bruit n’a pas diminué de manière significative.

De plus, des études ont démontré que le grand public n’est pas toujours conscient de l’ampleur de l’impact du bruit sur la santé.

Néanmoins, ces études ont montré que les autorités compétentes ont une meilleure compréhension du problème et des solutions disponibles.

En outre, l’UE a contribué à améliorer l’harmonisation et la numérisation des processus de gestion du bruit dans l’ensemble de l’UE même si des efforts restent encore à effectuer.

Le besoin de faire davantage pour respecter les engagements pris

Ce rapport de la Commission européenne indique que les objectifs de réduction du bruit ne seront pas atteints sans des mesures supplémentaires. Le rapport prévoit même une augmentation de 3 % du nombre total de personnes gênées par le bruit des transports d’ici à 2030, mais souligne que des mesures supplémentaires peuvent éventuellement réduire ce nombre de 19 %.

La lutte contre le bruit des transports routiers doit donc être intensifiée par :

  • des réglementations plus strictes en matière de bruit pour le transport routier,
  • une meilleure planification urbaine et des transports,
  • des réductions significatives du trafic routier et de la vitesse du trafic routier dans les villes.

Des solutions existent donc déjà, mais leur mise en œuvre doit être accélérée.